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Hausse du prix du Gari au Bénin : Les étudiants en colère

Depuis le début de l’année, une incroyable montée des prix a été observée au niveau des articles dans nos divers marchés. Malheureusement, ce vent de cherté n’a pas épargné les denrées alimentaires dans ces ravages. C’est ainsi que le gari, un produit, autrefois très accessible est en train de devenir un autre or blanc dans notre pays. Les étudiants s’en désolent et ne savent plus à quel sort se vouer sur les campus.

Les étudiants se demandent s’ils peuvent encore résister face à cette cherté de la vie.  En effet, le prix du kilogramme (Tongolo) du gari est passé progressivement de 200f à 450f au fil des temps. Ainsi, à en croire les commentaires des vendeuses, l’une des principales causes de cette augmentation est la pandémie de corona virus. Interrogé à cet effet, Dame Guéwounté, une vendeuse du marché d’Avotrou à Cotonou s’exprime en ces termes : « Les prix de toutes les denrées alimentaires ont monté. Ce n’est pas seulement le gari, il y a aussi les autres céréales.

Le kilo communément appelé Tongolo avant se payait à 200 FCFA, mais aujourd’hui, il est à 450. La mesure en plastique (Roba-quart) va maintenant de 1.100FCFA à 1.500 FCFA. Ça varie aussi selon le type de gari.

Le problème est que les frais de transport des marchandises a aussi augmenté. Le trajet pour lequel on payait pour le sac à 20.000 est maintenant à 30.000 voire plus, sans oublier, les tracasseries routières. Le prix de vente est défini par rapport au prix d’achat. On n’a pas d’autres choix que d’augmenter un peu le prix de vente pour s’en sortir et subvenir aux besoins de nos proches’’

Par ailleurs, les plus affectés par cette situation sont les acheteurs du sachet de 25f notamment les étudiants. Tel un sucre en poudre de 25f, il en faut au moins pour 200f pour certains étudiants avant d’être un peu satisfait. Ceci sans les autres éléments comme galettes et arachides. C’est le cas de Sébastien, rencontré dans une résidence universitaire. « Franchement, on arrive plus à satisfaire notre faim sur le campus avec cette flambée du prix du gari » a lâché ce responsable étudiant. 

 »En lieu et place du gari, ce sont les riz créoles qui pullulent sur le campus, dans les centres commerciaux. Vraiment, comment on peut étudier dans ces conditions… » a laissé entendre un étudiant en 2eme année de linguistique. Ils espèrent que la situation s’améliore pour leur plein épanouissement.

Marc AZIAN