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PISCCA 2022 : 16 jeunes filles de Tchaourou et de Malanville formées par l’ONG ALINAGNON reçoivent leurs parchemins

Appuyé par la France, le projet de l’ONG ALINAGNON a permis d’aider 16 jeunes à se former aux métiers du bâtiment et à devenir des entrepreneurs sociaux. La cérémonie de remise de leurs attestations de formation ainsi que des équipements nécessaires au lancement de leur activité professionnelle a eu lieu le 1er Octobre 2022 à Ouèdo dans la commune d’Abomey-Calavi.

Porté par l’ONG ALINAGNON, le projet  d’Appui aux orphelines déscolarisées sans soutien familial de parents victimes d’accidents de la voie publique (OPVA) pour leur insertion sociale et professionnelle a permis à 16 jeunes filles, originaires de Tchaourou et de Malanville de suivre une formation aux métiers du bâtiment à Abomey-Calavi. Prenant part au chantier de construction de la cité GCITT Béthel composée de 624 logements à Abomey-Calavi, ces 16 jeunes sont formées à la fabrication de Briques de terre comprimée et stabilisée,  respectueuses de l’environnement, durables et économiques, à la construction de maisons, à l’électricité et à la plomberie. « Elles ont appris l’électricité dans toutes ses substances qui leur permettent de bien construire les bâtiments. Elles maîtrisent les principes. Des cours intenses sur 6 mois. Elles ont fait la plomberie et la climatisation. Elles ont appris aussi le bloc. Elles savent identifier les sables, à tamiser les sables puis appris à fabriquer des blocs puis elles savent monter les maisons. Elles ont suivi la formation des formateurs. Elles savent entretenir la machine et elles ont reçu le parchemin.» a expliqué Casimir MIGAN, Directeur Général de GCITT SA.

Dans sa présentation lors de la cérémonie, Liboire MICHIAFFO, Responsable du Centre CAMSET, partenaire de l’ONG ALINAGNON a indiqué que les jeunes filles ont reçu en dehors de leur métier sur les chantiers de la GCITT, des aptitudes et attitudes pour affronter toutes difficultés. « Nous les avons transformés dans les domaines physiques, sociaux, émotionnels, et surtout du caractère ». A-t-il précisé.

La représentante de l’ambassadeur de France près le Bénin a souligné que l’édition 2022 de la formation des OPVA a été accompagnée par l’ambassade de France à travers le projet PISCCA 2020. Elle a réitéré l’engagement de l’ambassade a lancé l’édition 2023.

En guise d’encouragement et d’accompagnement, les jeunes formées ont reçu une attestation de fin de formation, mais aussi des outils de travail qui leur permettront de mettre en oeuvre les connaissances et pratiques emmagasinées au cours de leur formation. Brouettes, arrosoir, pèles, machines à blocs hydraform, sceaux, etc., sont quelques uns des matériels offerts aux OPVA dans le cadre de la fin de leur formation qui s’inscrit dans le projet.

Ce qui fait de ces OPVA, des jeunes entrepreneures prêts et aguerris sur le marché du travail!!! La représentante des OPVA , Aïcha Babio n’a pas manqué de remercier tous les encadreurs et les partenaires techniques et financiers. «Nous sommes prêtes pour servir sur tous les chantiers » a t-elle laissé entendre. Un témoignage a retenu l’attention de l’assistance, celle de faouziath. «Après le décès de ma mère, j’ai compris que tout était fini pour moi. Je voyais le ciel tombé sur ma tête. Mais depuis que je suis venu au centre CAMSET , tout a changé. On a été formé aux métiers des hommes. Et je peux exercer le même métier sur le même chantier que les hommes voire les corriger. J’ai été transformé spirituellement , moralement et professionnellement » dixit BAH- SOUROU Faouziath

Elle a été appuyée par l’ancienne bénéficiaire de ce projet, Brouhanatou SARÉ . » j’ai fini ma formation. Je travaille déjà , je gagne mon salaire déjà et ceci grâce à ce projet. Je n’attends aucun homme avant de subvenir à mes besoins. Je vais même construire à ma mère  » a déclaré Brouhanatou SARÉ, ancienne OPVA.

Ce projet, accompagné par la France à travers le programme d’appui aux Projets Innovants de la Société Civile et des Coalitions d’Acteurs (PISCCA) et en lien avec la Maison de la Société Civile du Bénin, a permis aux jeunes bénéficiaires de devenir de véritables entrepreneurs sociaux.

Aristide SETTIN